wireless.
Maintenant que je peux enfin me poser sans avoir le souci de rien (mis à part les partiels, mais ce n’est qu’un détail) je savoure à plein poumons l’air froid des vacances et redécouvre le plaisir de l’oisiveté et du temps dont on ne sait pas quoi faire, tellement on se sent libre et léger. J’ai l’esprit aussi insouciant qu’un flocon de neige alangui. D’ailleurs aussitôt ma liberté retrouvée, je me suis empressée d’enrichir mon ipod de nouveaux morceaux, parce que quand même, depuis plus de deux mois, il fonctionnait en mode aléatoire tellement rien de ce qu’il me proposait ne convenait à mes humeurs. Mais c’est bon, aujourd’hui lui et moi sommes réconciliés, et on s’aime comme jamais. Musicalement, je reprends des forces. Physiquement aussi; mes joues retrouvent quelques couleurs, j’ai l’impression que mes cernes sont moins menaçants, mes cheveux sont brillants comme les pages d’un magazine de mode (je n’en maudis pas moins le bourreau qui m’a coiffé/massacré lundi)(tu m’étonnes après que je préfère ressembler à un épouvantail onze mois sur douze) et j’ai recommencé à lire Madame Bovary sans que ça m’assomme de mélancolie et de tristesse. Rien ne parvient plus à entamer ma tranquillité - hormis peut-être le suicide de Mark Linkous que je viens seulement d’apprendre ce matin, après 9 mois de retard… Le choc pour moi qui m’abreuve à n’en plus finir de la musique de Sparklehorse depuis plus d’une semaine. Ça me fait d’ailleurs penser qu’il faut absolument que vous alliez faire un tour sur ce lien et puis là, après. Voilà. Sinon ici, ça sent le renfermé. Le besoin d’une profonde remise à neuf se fait ressentir mais… On verra. En attendant, je retourne me plonger dans mes lectures et bouffer du foie gras à n’en plus finir devant United States of Tara. Il neige à nouveau.
