Tard dans la nuit la lumière du réverbère perce mes paupières; la fille aux talons piétine mes tympans et le vacarme des moteurs ruinent tous mes rêves. J’en viens même à regretter mes cauchemars. Ces temps-ci, je m’aperçois que la Nuit vit aussi intensément que le Jour. Le silence est son terrain de jeu; et elle me retient prisonnière étouffée, entre mes deux oreillers. C’est dur, quand il faut se mêler à la vie, d’être rejetée par ses songes.
Bonne nuit.
